Olivier Fourt, a déniché cette semaine un « beau livre » à mettre au pied du sapin de Noël ! Afghanistan regards d’aviateurs vient de sortir, sous la plume du lieutenant Charline Redin. Des premiers atterrissages à Kaboul, en passant par l’embuscade d’Uzbeen en 2008. L’auteure lève un coin du voile sur le travail des aviateurs français opérant en Afghanistan depuis dix ans maintenant. Tout a d'ailleurs commencé un certain 11 septembre 2001.
28/12/2011 - 10:31:05

L’ouvrage « Afghanistan : regards d’aviateurs » est le témoin des dix années d’engagement de l’armée de l’air sur le théâtre : passionnant, bourré d’émotion, dans le vif du sujet.
Il parle de dévouement, de rencontres humaines et se présente comme un pêle-mêle de témoignages et de portraits qui met en exergue le regard des aviateurs sur leurs propres missions.
Après trois longs séjours en Afghanistan, le lieutenant Charline Redin, journaliste pour le magazine Air Actualités, éprouve le besoin de rendre hommage aux militaires engagés. La destination afghane était, au départ, un reportage parmi d’autres.
Puis, sur place, le coup de foudre pour un pays et ses cultures. De Kaboul à Kandahar en passant par la Kapisa, elle s’est confrontée à la rigueur du terrain en s’immergeant dans la réalité du conflit pour en faire ressortir l’essentiel.
Il s’agit d’un carnet de missions qui multiplie les regards et les points de vue, qu’ils viennent du ciel, du sol ou qu’ils soient tournés vers l’avenir.
Un livre de témoignages fort et sans pudeur.
Sortie prévue en décembre 2011
En vente sur http://boutique.ecpad.fr
15/11/2011 - 19:04:48

Le féministe afghan
Publié le 10/08/11
Par CHARLINE REDIN
Sur la route rocailleuse qui mène à l’une des écoles du village de Surobi, dans le district du même nom situé à l’est de Kaboul, de maigres ombres azurées flottent dans l’air. Leur petite taille laisse imaginer que, derrière ces éphémères silhouettes bleutées, se cachent de jeunes Afghanes. Vision matinale presque irréelle. Le silence règne en maître. A l’entrée de l’école, à quelques centaines de mètres des jeunes filles, un homme coiffé d’un pakol beige qui rappelle le commandant Massoud attend patiemment. C’est Aziz Rahman, un Afghan originaire de la région. Cet homme de 40 ans est connu, on ne le présente plus. Longtemps, il a dû vivre en regardant derrière lui, mettant en danger sa vie et parfois celle de sa famille et de ceux qui le côtoyaient. Son crime ? Respecter les femmes. Il est persuadé qu’aujourd’hui, en Afghanistan, «s’il n’y a pas de femmes, les hommes ne peuvent faire évoluer la société».
C’est pourquoi en 2002, un an après la chute du régime taliban, Aziz décide d’ouvrir une école gratuite pour les jeunes Afghanes dans le district de Surobi, zone pacifiée et sécurisée depuis quelques années seulement. Pour celles qui n’ont pas le droit de sortir de chez elles sans être accompagnées d’un mahram (parent masculin), de travailler ou de rire. Pourtant, dans l’enceinte de l’école, sorte de forteresse délabrée, les éclats de rire, nombreux, résonnent.
Elles sont 1 684 jeunes femmes réparties dans différentes classes. «Les filles ont entre 7 et 18 ans. Parfois, elles-mêmes ne connaissent pas leur âge. Pour certaines d’entre elles, il m’a fallu beaucoup de temps pour persuader leur père qu’il était nécessaire de les scolariser, souligne doucement Aziz. Il faut prouver aux Afghans que la femme peut être l’égale de l’homme, qu’elle n’est pas un chien ni un objet. Elles ont le droit aux mêmes choses, à l’éducation, à une formation, à la religion et à la culture.»
Les deux premières années furent difficiles. Les leçons étaient dispensées sous des tentes. Plusieurs fois, les talibans se sont attaqués à l’école des filles. Ils ont brûlé et pillé les lieux, et parfois même installé des explosifs. Aziz confie que, certaines nuits, accompagné de jeunes enseignantes de l’école, il montait lui-même la garde, armé d’un fusil.
Dans cette enceinte sacrée peu commune dans les campagnes en Afghanistan, aucun homme n’a le droit de pénétrer. Sauf un : Aziz, véritable sentinelle de ce repaire. Et pour cause, une fois en classe, face à leurs enseignantes, les jeunes filles ont le droit de quitter leur burqa. A la place, toutes portent l’uniforme de l’école, une large robe de couleur blanche et un voile pâle qui recouvre leurs cheveux.
Enveloppé dans sa tenue traditionnelle, Aziz veille sur ses protégées. «J’ai lancé une campagne dans la région pour faire prendre conscience aux partisans des insurgés qu’il fallait avant tout penser à l’éducation et au développement de l’Afghanistan.» Son engagement auprès des femmes afghanes est une vocation. Il reverse une partie de son salaire mensuel pour le développement de l’école. Il en est certain, l’école aidera les Afghans à reconstruire leur pays. Lui-même a étudié au Surobi, puis il a eu l’occasion de partir à Kaboul pour intégrer une école d’ingénieurs. Le bonheur fut de courte durée. Même en tant qu’homme, le droit d’étudier lui a été enlevé. «En 1998, la guerre a éclaté et les talibans ont pris le pouvoir. J’ai fui le régime pour partir en Iran neuf mois, période pendant laquelle j’ai travaillé dans la construction.»
Aujourd’hui, Aziz est une figure emblématique dans la région, où il vit avec sa femme et ses cinq enfants. Elle compte près de 120 000 habitants, presque autant d’âmes à convaincre. A convertir. «C’est la terre de mes ancêtres», aime-t-il rappeler. Depuis la création de l’école de jeunes filles, un stage professionnel a été mis en place en collaboration avec l’hôpital régional. L’établissement assure une formation pour que les volontaires puissent devenir infirmières. Parallèlement, Aziz a été nommé représentant des professeurs du district de Surobi. Sa volonté est inébranlable. Il veut aller encore plus loin dans son projet. Aujourd’hui, il s’implique dans la création d’une école dédiée aux études supérieures pour permettre aux jeunes Afghanes, après la terminale, d’étudier deux années pour devenir professeures.
L’après-midi, Aziz quitte son pakol et sa fonction de proviseur pour enfiler un casque son et s’improviser journaliste au micro d’un studio d’enregistrement. Dans un ancien bunker soviétique, il a créé en décembre 2009 Radio Surobi, la seule existante sur la bande FM de la région. L’antenne de la radio est plantée au sommet d’une montagne, attachée à une corde abîmée qui se balance sous le vent. Parmi les émissions proposées, un espace spécial femmes, bien sûr. Toutes les semaines, les Afghanes sont sollicitées pour s’exprimer sur les ondes. «En mars 2010, c’est la première fois dans le district qu’une femme est enregistrée. Elle s’appelle Noor Bibi. C’est elle qui gère le travail des femmes dans la région. Elle distribue des œufs et des poussins aux familles pour qu’elles se lancent dans l’élevage de poulets», explique Aziz. Depuis, elles sont nombreuses à venir témoigner au micro de cet apprenti journaliste. «J’interviewe des femmes poètes, des institutrices et d’autres qui suivent des cours d’anglais. Nous avons même, régulièrement, la participation d’une Afghane membre du conseil de développement rural qui donne des informations à ses concitoyennes.»
Certains pourraient penser qu’Aziz est un doux utopiste quand il expose la longue liste des objectifs qu’il souhaite atteindre : aider le pays, stabiliser la paix et offrir un bel avenir à une nouvelle génération d’Afghans. En attendant, son courage est indéniable. Son humilité aussi. C’est timidement qu’il glisse à travers les poils de sa barbe grise : «Je fais ce que je peux.»
12/08/2011 - 16:04:24
Vous avez dit le Cap-Vert ? Souvent oublié des touristes, cet archipel, véritable paradis ancré au milieu de l’océan atlantique, fut méconnut. Et pourtant, ceux qui y ont posé un pied un jour sont unanimes. Vous serez pris d’un attachement que l’on ne peut expliquer et une envie qui ne vous quittera plus : celle de revenir ! Dix îles, dix destinations différentes. Faire un choix sera difficile… Des paysages lunaires, des volcans, en passant par des plages paradisiaques, le Cap-Vert vous révèle comme par enchantement des paysages du monde entier. Balayée ou non par le vent, chacune des îles propose des excursions magiques, des mets fabuleux, des rencontres atypiques… le tout rythmé par la musique qui ne vous quittera plus lors de votre séjour. Pour les amoureux de randonnées, c’est l’île de Santo Antao qui vous ouvrira ses sentiers. Les passionnés de sport ne quitteront plus les plages de Sal et de Boa Vista. Ceux que le continent africain envoûte se dirigeront vers l’île de Santiago, qui vous offrira des paysages verdoyants et une histoire enivrante. Ceux qui fuient les touristes, s’envoleront pour la douceur de vivre de l’île de Miao ou de Brava. Les musiciens dans l’âme iront se déhancher sur les rythmes endiablés des carnavals de Sao Vincente et de Sao Nicolau. Enfin, les amoureux d’aventure partiront pour l’ascension du grand ou du petit volcan de l’île de Fogo : un immanquable de votre séjour.
Préparez vous à être transporté dans un univers parallèle, où la gentillesse et la chaleur des habitants devraient vous laisser pontois.
Le pays de « Cesaria Evora » qui s’étend à moins de 6 heures d’avion de France vous attend pour vous faire vivre en douceur des vacances que vous n’oublierez pas.
Charline Redin
13/03/2011 - 13:55:28
Simulateur de vols au salon du Bourget
envoyé par ministeredeladefense. - L'info internationale vidéo.
Chine du Sud par Charline Redin
On part en Chine du sud comme à son premier rendez-vous amoureux avec un enthousiasme débordant mais la peur au ventre. Des images plein la tête, des rythmes, des couleurs, des senteurs exotiques et puis finalement, qu'allez vous trouver sur votre chemin? Tout ! Aucun adjectif ne peut qualifier à lui seul cette mystérieuse région. Les cinq provinces du sud de la Chine possèdent des facettes si différentes, des particularités si distinctes, que le voyageur ne peut se lasser de parcourir cette mosaïque de paysages et de peuples. Qui s'intéresse à la Chine du Sud en aura le coeur chamboulé. Les aventuriers et les sinophiles découvriront les paysages précieux d'une grande rareté, propulsé dans un autre monde. La magie s'y installe tout naturellement. Admirez les rizières en terrasses qui se jettent dans le vide avec ivresse, plongez dans la tourmente des nébuleuses urbaines et vibrez à travers le folklore des minorités éthniques. Les plus téméraires, ceux qui s'engouffreront loin des troupeaux de touristes seront récompensés et possèderont les clés pour percer les secrets de cette fascinante région. Sachez que la patience est une vertu que le voyageur devra maîtriser avec adresse. Les voyages sont longs et les conditions peuvent être pénibles. Mais bien heureux sera celui qui n'aura pas baissé les bras. Votre coeur battra certainement la chamade face à l'immensité et la diversité indomptables de cette région. Les voyageurs solitaires, les familles de vacanciers et les petits budgets n'auront aucun mal à barouder dans les confins de l'immense empire. Prenez tout simplement le temps, évitez de tomber dans les pièges de la course touristique menée avec frénésie... Voyez moins mais voyez bien !
Remerciements : Merci à la Chine d'être ma passion et mon grand Amour ! Mais également un grand merçi à mes parents, à Jacquote et à ma famille qui m'a toujours soutenue et encouragée. Merci à tous mes amis, ceux qui seront toujours là et qui me permettent au quotidien de croire en moi. Pour ce guide, je souhaiterais remercier également tous les chinois et les étrangers du monde entier que j'ai croisé sur les routes du sud de la Chine, ma copine d'A, Tristan et Patrick qui m'ont fait confiance.
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